Dans le présent numéro de la communication des structures, nous avons l’honneur d’inviter le Professeur Amsata NDIAYE, Directeur du Centre de Calcul Ousmane SECK (CCOS) et enseignant-chercheur à l’UFR des Sciences Appliquées et de Technologie.

  • Professeur Amsata NDIAYE, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Amsata NDIAYE. Je suis titulaire d’un doctorat de troisième cycle en Physique, spécialité « semi-conducteurs, énergie solaire » de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar. Recruté en qualité d’enseignant chercheur à l’UFR de Sciences Appliquées et de Technologie en octobre 2000, je suis membre de la section de physique appliquée de la dite UFR. J’occupe actuellement le poste de Directeur du Centre de Calcul Ousmane SECK depuis le 07 février 2018.

  • Qui était le parrain du CCOS, le Docteur Ousmane SECK ?

Le Docteur Ousmane SECK, enseignant-chercheur au Département Informatique de l’Ecole Nationale Supérieure Universitaire de Technologie (ENSUT) de l’Université Cheikh Anta DIOP, fait partie des pionniers. Il a énormément contribué à la construction de notre université pour bâtir une UFR de Sciences orientée vers la formation de mathématiciens et d’informaticiens de haut niveau. Il a perdu la vie lors d’un crash d’avion le 09 décembre 1993 alors qu’il rentrait d’une mission d’enseignement de l’Université Gaston Berger.

  • Quelles sont les missions du CCOS ?

Le Centre de Calcul a une mission d’enseignement, de recherche et de formation. Il est chargé par ailleurs de l’application du programme d’informatisation de l’Université.

S’inscrivent notamment dans ce cadre les responsabilités suivantes :

  • La conduite des projets informatiques de l’Université ;
  • L’implantation et la gestion de l’ensemble des moyens informatiques collectifs de l’université et leur articulation avec les réseaux régionaux et nationaux ;
  • La gestion du site Web de l’université ;
  • L’assistance technique aux utilisateurs des moyens qu’il a implantés ;
  • La fourniture de services ;
  • La veille à la cohérence de l’ensemble des ressources informatiques (matérielles, logicielles, humaines) de l’Université ;
  • L’élaboration des normes et standards informatiques de l’établissement compatibles avec les recommandations des groupes de travail nationaux, règles opposables aux utilisateurs ;
  • Le concours à la satisfaction des besoins en pédagogie et en recherche ;
  • La préparation du contrat d’établissement en ce qui concerne les moyens informatiques et télématiques.

  • Dans votre nouvel organigramme vous disposez d’une division de l’Ingénierie et des Affaires Pédagogiques, quelles sont ses opportunités ?

La nouvelle division de l’Ingénierie et des Affaires Pédagogiques (DIAP) du Service Enseignement Formation et Recherche (SEFR) permet désormais au Centre de Calcul Ousmane SECK de formaliser et de mettre en œuvre sa mission de formation et de recherche qui fait partie de ses missions. Il faut rappeler que cette mission n’a jamais été complètement mise en œuvre par défaut de ressources et de cadre réglementaire. Ces contraintes étant à présent levées, le Centre de Calcul compte proposer dans un futur très proche un ensemble de formations certifiantes et mettre son expertise à la disposition de la communauté universitaire dans sa volonté de développer de nouvelles méthodes innovantes et modernes d’enseignement et de formation.

  • Dans la même dynamique, quel est le rôle du service Enseignement, Formation et la Recherche quand on sait que traditionnellement, le CCOS ne comptait pas parmi ses prérogatives la formation et la recherche ?

Je dois rappeler que l’article 2 du décret N°2003-594 du 16 juillet 2003 fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Centre de Calcul de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis lui assigne formellement une mission d’enseignement, de recherche et de formation. La mise en œuvre de cette mission peut être réalisée par le Service Enseignement, Formation et Recherche s’il est doté de ressources et de moyens adéquats.

  • Vous travaillez beaucoup avec la Direction de la Communication et du Marketing (DCM) dans la gestion du site web de l’institution, pouvez-vous revenir sur cette collaboration ?

La DCM est un partenaire stratégique et naturel du Centre de Calcul surtout si on sait que la communication est devenue essentiellement digitale. Nous travaillons en parfaite synergie avec tous les membres de cette direction pour atteindre les objectifs de l’université en matière de visibilité, notamment dans la gestion de son portail Web

  • Monsieur le Directeur, l’UGB est toujours confrontée à un problème de connectivité, quels en sont aujourd’hui les contraintes et les défis ?

La connectivité à l’UGB a connu des avancées remarquables dans le courant de l’année 2018 comparativement à l’année précédente durant laquelle tous les acteurs de l’université se connectaient à Internet avec leurs moyens propres. Les contraintes majeures aujourd’hui sont liées essentiellement à la montée en puissance de l’institution universitaire avec une exigence en qualité de services des acteurs qui ne cesse de croître. D’autre part, il faut signaler une utilisation irrationnelle de la bande passante par les acteurs pendant les heures de service et l’occasion m’est offerte aujourd’hui de lancer un appel à la rationalisation de l’utilisation de la ressource.

Grâce au Contrat de Performance (CDP) et à l’accompagnement du Centre d’Excellence Africain en Mathématique, Informatique et TIC (CEA-MITIC) la bande passante internet de l’UGB est passée de 20 Mbps à 200 Mbps. Nous avons un défi de maintenir la qualité et le débit pour cette année 2019 et celles à venir. Dans ce cadre, le Centre de Calcul a déjà proposé aux autorités de cette université un plan de financement de l’Internet essentiellement basé sur des économies à réaliser en exploitant au mieux les systèmes de visioconférence pour l’enseignement à distance, la mise en œuvre de la téléphonie sur IP nouvellement déployée et une contribution de toutes les structures.

  • Justement le CCOS est en train d’œuvrer avec l’Agence De l’Informatique de l’Etat (ADIE) pour résoudre définitivement la connectivité de l’UGB, qu’est-ce-qui motive cette collaboration d’autant plus que vous disposez déjà de ressources humaines de qualité ?

Nous travaillons actuellement avec l’ADIE pour résoudre les problèmes de la connectivité de l’UGB grâce au réseau intranet gouvernemental. Les ingénieurs et techniciens des deux structures ont beaucoup travaillé dans ce sens. Les tests en cours leur ont permis d’identifier toutes les difficultés et des solutions sont en train d’être mises en œuvre. Ce qui va permettre de rétablir l’accès à l’Internet mutualisé des universités publiques mis en place par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et ainsi doter l’UGB d’une bande passante beaucoup plus conséquente.

  • Quels sont les projets stratégiques du CCOS ?

Les projets en cours d’élaboration par les ingénieurs du CCOS concernent essentiellement le développement d’applications à usage pédagogique (UGB) et administratif (Gestion Electronique de Documents et Dématérialisation). Nous avons travaillé sur la sécurisation de nos données en les répliquant dans des serveurs externes pour parer à toutes éventualités.

Nous sommes aussi en train de travailler pour la mise en place d’un système d’information intégré à l’Université Gaston Berger. Notre plan d’actions 2019-2022, en cours d’élaboration, contiendra aussi l’optimisation et la sécurisation  des infrastructures technologiques et l’amélioration des applications de gestion.

  • Professeur Amsata NDIAYE, nous voici au terme de cet entretien, quel serait votre mot de la fin ?

J’aimerais au terme de cet entretien solliciter le concours de tous les acteurs de l’université pour l’entretien et la sauvegarde de l’infrastructure technologique de l’UGB. Le CCOS dans sa mission régalienne de service public reste plus que jamais déterminé à œuvrer dans la définition et la réalisation de la politique informatique de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Je tiens aussi à remercier tous mes collaborateurs du CCOS pour leur dévouement et l’excellence de leurs contributions quotidiennes dans cette noble tâche.